Louloute de Montmartre

Concerts Swing le 31 février 1935

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Ce qu’on appelle jazz manouche est un style basé sur les enregistrements du Quintette du Hot Club de France de Django Reinhardt et Stéphane Grappelli, créateurs de la première forme de jazz européen né en France dans les années 1930. Il se caractérise par l’absence de percussions et de cuivres – un « jazz sans tambour ni trompette1 » – une section rythmique assurée par deux guitares et une contrebasse, ainsi qu’un violon. Le jazz manouche témoigne des apports stylistiques des musiques gitanes et d’Europe centrale (klezmer) ainsi que du musette et de la chanson française dans le jazz, qui, dès 1932, arrive des États-Unis en Europe2. Il est une des rares formes muscales née du style de jeu de seulement deux musiciens, Reinhardt et Grappelli qui étaient quant à eux des jazzmen au sens large, faisant évoluer leur style au fil des ans..

Sont notamment venus s’ajouter, au fil des années, des accordéonistes, des bassistes, des clarinettistes… Les nouvelles générations de musiciens (après la gardiennage du temple par Joseph Reinhardt, Paul « Tchan-Tchou » Vidal, Etienne « Patotte » Bousquet, Francis-Alfred Moerman, Mundine Garcia…) ont fait évoluer le jazz manouche dans plusieurs directions, notamment vers le jazz fusion de Bireli Lagrène ou Babik Reinhardt, le jazz contemporain de Boulou & Elios Ferré, une forme de jazz plus classique dans le sillage de George Benson et Wes Montgomery (Bireli Lagrène, Mike Reinhardt, Noé Reinhardt), le revival (Fapy Lafertin, Stochelo Rosenberg…), une fusion jazz moderne / musiques du monde (Adrien Moignard, Sébastien Giniaux, Benoît Convert, Les Doigts de l’Homme..).

mahprodConcerts Swing le 31 février 1935

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